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6 septembre 2017
Natalie Gandais

Les punaises de lits, un fléau à Villejuif

Les locataires de l’OPH, rue Gaston Cantini, appellent à l’aide : comment venir à bout d’une infestation de punaises de lits ? Plus généralement, comment enrayer ce fléau à Villejuif ?

Au tout début de ce mandat municipal, alors que j’étais 1ère adjointe, j’ai découvert le problème des punaises de lit. Ces sales bêtes, qui avaient été éradiquées après-guerre à coup de DDT, faisaient depuis 2012 leur retour en France.

Une jeune femme, qui se retrouvait dans un hôtel social du 93 après avoir dû quitter son appartement du Vercors, nous en avait parlé la première. Puis, un élu vert du Kremlin Bicêtre nous avait signalé une Kremlinoise hébergée dans un hôtel de Villejuif qui se plaignait des piqûres. Le responsable du service hygiène de Villejuif avait enquêté sur les moyens de s’en débarrasser et rédigé une plaquette d’information très complète.

Ensuite une locataire de Lamartine était venue se plaindre : malgré le traitement qu’elle avait fait faire (pour 119 euros à sa charge) par l’entreprise accréditée par l’OPH, elle avait toujours des punaises. Découragée, elle demandait à changer de logement.

Aujourd’hui, ce sont les locataires de la rue Gaston Cantini qui nous appellent au secours. Au retour des vacances, une dame a abordé Alice Stagnetto : leurs malheurs avaient commencé il y a plus d’un an, et aujourd’hui les appartements de toute une cage d’escalier semblaient infestés. Alice a fait les premières visites et constaté les dégâts. Elle a vu des locataires désemparés : deux d’entre eux avaient fait faire le traitement par la nouvelle entreprise désignée par l’OPH. L’intervention leur avait coûté cette fois 153 euros, sans résultat. Du coup, les autres locataires, touchés par les punaises, se défendent par leur propres moyens : produits très toxiques du commerce, de droguerie ou de jardinerie, qu’ils appliquent en abondance avec les risques que ça comporte pour leur santé, emballage de la totalité de leurs affaires dans des housses étanches...

Les uns veulent déménager au plus vite, les autres regardent avec inquiétude les boutons sur le visage de leurs voisins : en ont-ils aussi ? Et ce canapé déposé aux encombrants : est-il infesté ?

Les produits chimiques...
Les produits chimiques toxiques
...les housses autour du sommier et du matelas, la terre de diatomée au pied du lit
Les housses autour du sommier et du matelas, les pieds du lit dans des coupelles de terre de diatomée

Une pétition et plusieurs courriers des locataires à l’OPH étant restés sans réponse, comme je suis toujours vice-présidente de l’OPH, j’ai demandé des comptes à la directrice, et j’ai proposé mon aide. En effet, bien que les punaises soient très résistantes, il existe des procédés moins toxiques que les fumigations et épandages de produits chimiques : le froid (congélation à -18 degré), le chaud (lavage à plus de 65 degrés, utilisation d’un appareil à vapeur sèche pour les matelas, plinthes et sommiers), l’utilisation de housses spéciales et d’huiles essentielles, la terre de diatomée, et même les chiens renifleurs pour repérer les cachettes des punaises et éviter de traiter indistinctement partout. Tout cet arsenal n’est pas toxique mais demande une mise en oeuvre très coordonnée quand on est à ce point de l’infestation. Et puis, cela représente des coûts importants. Hélas, selon la directrice de l’OPH, « tous ces dossiers sont suivis avec une grande vigilance par le service de proximité » et pas question d’en dire plus.

Le service hygiène de la ville, qui enregistrait en 2012 1 à 2 cas de punaises par an (principalement au foyer ADOMA), reçoit ces derniers mois 2 à 3 appels quotidiens, provenant des locataires du parc HLM comme des occupants du parc privé. Pour renseigner au mieux les administrés, le site internet de la ville est mis à jour régulièrement, et la plaquette de l’Agence régionale de santé est abondamment distribuée.

Cela ne suffira pas, hélas, à enrayer la dynamique d’infestation de ces sales bestioles. Quand nos autorités locales, départementales, régionales, se décideront-elle à mettre en place un protocole responsable pour enrayer ce fléau ?

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