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26 avril 2017
Alain Lipietz

Villejuif : la droite s’écroule, le PS aussi

Dans cette élection atypique, la droite villejuifoise chute de 17% (en 2012) à 13% en 2017, Marine Le Pen chute aussi de 12,65 à 11,42. Les grands vainqueurs sont JL Mélenchon qui passe de 21 à 33%, et E. Macron qui émerge à 26%.

Comme il faut bien que les voix viennent de quelque part (outre les nouveaux électeurs, et ils furent nombreux chez les jeunes, probablement pour Macron ou Mélenchon selon les quartiers ) , et que la baisse de la droite est insuffisante pour expliquer le succès conjoint de Mélenchon et de Macron, c’est évidemment l’électorat PS qui est anéanti, libérant des voix pour les deux vainqueurs. Le PS avec son allié EELV, chute de 36% (Hollande) + 2% (Joly) à 9 % (Hamon).

Chez les « (tout) petits candidats », F. Arthaud, P. Poutou et N. Dupont-Aignant progressent pas mal en proportions, mais restent tout petits.

La chute de la droite peut s’expliquer par les casseroles du « cas Fillon » : la baisse est à peu près la même que nationalement. Mais clairement l’effet d’image positif obtenu localement par la droite aux municipales de 2014 grâce à son alliance avec le Modem, avec les futurs macronistes et avec les écologistes de L’Avenir à Villejuif, a complétement disparu, par suite de la politique aberrante menée localement par son représentant à la mairie, F le Bohellec. Celui-ci, rompant avec ses alliés de 2014, est apparu comme un « Fillon en pire » s’alliant au FN, alors que la primaire de la droite avait donné la préférence à A. Juppé.

Caricaturalement, le maire publie publie sur le compte Twitter de a Ville une photo de lui en train de voter, aussi isolé que mécontent. Une photo cadrée pour couper l’image de la présidente du bureau de vote… Natalie Gandais !

Le vote FN continue sa lente érosion depuis le début du siècle (14,7 % à Villejuif en 2002), signe sans doute de l’absorption de Villejuif dans la métropole parisienne qui est en train de rejeter le vote Le Pen.

A l’inverse, le succès d’E. Macron à Villejuif va bien au delà du vote Bayrou de 2012 (7,23%) augmenté de la scission « Vidal » du PS de 2014. Très clairement, la grande majorité vient de l’électorat PS de Villejuif : c’est donc à Villejuif un vote principalement socialiste (même en supposant qu’il a récupéré les 4 % perdus par Fillon sur le vote Sarkozy).

Mais JL Mélenchon a nécessairement récupéré aussi une partie du vote socialiste, comme du vote écologiste, sans qu’on sache précisément la part du vote écologiste : traditionnellement les électeurs écologistes s’évaporent vers d’autres candidats lors des élections présidentielles.

Les écologistes n’avaient pas de candidat propre. EELV Villejuif, constatant que les trois candidats Jadot, Hamon et Mélenchon reprenaient tous les grands thèmes de l’écologie politique, fut le premier groupe local à lancer un appel à la fusion de ces trois candidatures. Mais le rapprochement national se limita à une fusion Jadot-Hamon.

Cependant, trois semaines avant le premier tour, les trois élus municipaux socialistes (D. Girard, G. Lafon S. Taillé-Polian) choisirent pour thème de leur tribune dans le journal municipal Villejuif Notre Ville une violente attaque contre les militants EELV locaux, rendant impossible une campagne Hamon commune, sabordant publiquement celle-ci, et de fait signifiant aux Villejuifois leur préférence pour un vote Macron. Ils ont été largement entendus, on l’a vu. Du coup le vote Hamon par quartier apparaît calqué sur le vote ecolo des bonnes élections !

L’Avenir à Villejuif, association locale qui a toujours recherché le rassemblement le plus large possible des amis de la solidarité, de la démocratie et de l’écologie, n’avait évidemment pas indiqué de soutien à un candidat particulier, et s’est partagée entre les votes Hamon (sans doute principalement) et Mélenchon.

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Commentaires

1 Message

  • Lespaul57 28 avril
    18:24

    Serait-il, sera-t-il, possible aux législatives d’éviter les erreurs et les divisions de cette présidentielle ?
    Y a-t-il un "champ de confiance" suffisamment résiduel entre gauches et écologistes pour envisager des perspectives communes, entre EELV, Insoumis, PC, PS ?

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