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24 novembre 2015

Vif succès de l’ESS à Villejuif

La salle de la Médiathèque était pleine ce samedi pour faire le point sur les projets lancés l’an dernier (aux 1eres Rencontres de l’économie sociale et solidaire à Villejuif) et examiner de nouveaux projets.

Ces secondes rencontres étaient animées par Monique Lambert Dauvergne (maire adjointe en charge de l’ESS) et Alain Lipietz (son correspondant au Val de Bièvre). Des amis de la CAVB , d’Arcueil, de Chevilly étaient là, ainsi que Fadma Ouchard (maire adjointe à l’enfance). Franck le Bohellec est passé faire un petit coucou avant de filer à la journée des Droits de l’enfant. On ne chaume pas : Villejuif ne se laisse pas intimider par les attentats et les incendies !

Ce qui est en cours

1. La Régie de quartier

Après 22 ans d’efforts (Charles Bouzols, le fondateur du concept, est venu à Villejuif en 1993, invité par les Verts), toujours contrecarrés, le projet de Régie de Quartier a bien avancé depuis l’an dernier. Il s’agit d’une association ayant vocation à l’insertion des chômeurs villejuifois dans des tâches au service de la collectivité, et d’abord pour l’entretien des espaces communs du parc social. Ses clients sont donc prioritairement les bailleurs sociaux (OPH, Batigère, etc)

Monique présente l’état des lieux : l’étape du « diagnostic d’opportunité » est franchie (la régie visera en priorité les quartiers au sud de l’Avenue de la République). L’étape du diagnostic de faisabilité est en cours, abritée transitoirement par l’association AEF, vieille amie du Val de Bièvre et avec qui la ville compte resserrer le partenariat, le local est trouvé (aux Lozaits...). On espère ouvrir dans le courant de l’année 2016.

2. L’épicerie solidaire

La présidente de Villejuifois solidaires (association porteuse), Elisabeth Arend, présente le projet, pour le moment fondé sur le bénévolat.

À ses questions sur le soutien de la municipalité, Monique Lambert répond que le local serait à l’entrée des Hautes Bruyères, qu’un « référent » a été désigné dans les services de la ville, et qu’il y a un budget de 18000 euros pour aider au démarrage. Six séances de travail ont déjà eu lieu avec l’association nationale ANDES.

Patrice, venu en ami de Chevilly-Larue, souligne que la constitution du « T12 » qui englobera tout le marché de Rungis (avec son énorme volume de « chutes ») vient poser autrement la question des approvisionnements de l’épicerie solidaire.

3. La Garderie éphémère E2S

Olivier Gastou nous présente la convention passée par la ville avec cette coopérative née en Seine-Saint-Denis. Elle ouvre ses portes gratuitement le mardi à la Maison des parents. Sa vocation première est en effet de permettre à des mamans de se dégager du temps pour chercher du travail ou autres démarches.

Fadma Ouchard souligne qu’on a ciblé les quartiers « politiques de la Ville », où la part des familles monoparentales atteint parfois 37%.

4. La crèche parentale Aragon et Castille

Ce ne sont pas des parents qui vont garder les enfants, non, ce sont des professionnels qualifiés. Mais, nous expliquent Cindy et Gérard, ce sont des parents qui s’attèlent à créer cette crèche. D’abord parce qu’on en manque toujours sur Villejuif malgré plusieurs créations depuis un an, ensuite pour rester « actifs » dans la garde de leurs enfants. Ceux des « fondateurs » grandissent , d’ailleurs, mais l’association travaille pour toute la ville et ses futurs parents.

L’association, lancée l’an dernier, espérait s’installer vite dans l’ancienne gendarmerie, mais le projet d’immeuble à vocation sociale d’accueil multi-publics reste bloqué par des procès. Natalie Gandais (en tant que maire adjointe au patrimoine) a proposé un autre local : les deux petites maisons au fond du jardin de la Bourse du travail.

Les nouveautés

Cette année – COP 21 oblige — nous avions tenus à parler « mobilités », car se déplacer « légèrement » (ce qui souvent signifie « activement », à pieds ou en vélo, mais aussi en transport en commun) est l’une des principal sources d’économie de gaz à effet de serre. De plus Villejuif vient d’adopter un plan vélo. (Nous revenons sur le vélo dès le 27 novembre : réunion-débat, avec film et témoignages, à ne pas manquer).

5. Wimoov

Cette fois, c’est un projet Val de Bièvre, déjà présenté en son temps. Il s’agit d’aider les demandeurs d’emploi à se déplacer en ville. Car, comme le remarque Pierre-Jean Petit, directeur régional de cette association qui nous a fait le plaisir de venir nous expliquer, « il y a des gens qui ne savent pas se déplacer, comme des gens qui ne savent pas lire », et c’est un gros problème pour la recherche d’emploi.

Eh bien ça y est, la « plate-forme mobilité » est installée dans les locaux de l’association Vivre à Arcueil, 5 rue Emile Raspail. C’est là que sont stockés les vélos électriques que Wimoov peut mettre à la disposition des demandeurs d’emploi. Mais on y délivre surtout des diagnostics et conseils en matière de mobilté.

Bien sûr, nous aimerions qu’une antenne s’installe directement à Villejuif ! Car il faut déjà savoir.... se déplacer à Arcueil (mais le permanent de Wimoov se déplace aussi.) A suivre, donc.

6.Rayon vert

C’est une association de Clamart venue nous dire ce qu’elle fait, pour nous en donner l’envie. Objectif atteint, à en juger par la salve d’applaudissement qui a salué l’exposé de son charismatique fondateur, Alexandre Boda.

Car le vélo, comme moyen de déplacement d’avenir (et non comme sport), a disparu de notre culture générale. Recycler les vélos, quand on change de taille ou d’usage, apprendre à les réparer soi-même avec l’aide d’un pro, etc... : c’est tout cela qu’offre cette association (qui est aussi une entreprise de formation de techniciens), avec des financements publics mais aussi des dons de particuliers ou adhérents : allez visiter son site internet, très parlant !

Y a plus qu’à trouver un local à Villejuif, 200 m2 mini pour stocker les vélos en attente de nouveaux utilisateurs... Natalie a des idées.

7. Fracture numérique

L’idée en a germé lors d’un brain storming organisé au Val de Bièvre par la Caisse des dépots : il nous faudrait un « Wimoov du numérique » pour mettre l’informatique au service de la population, et que déjà elle ne soit pas un obstacle.

A Villejuif, ça tombe bien : nous avons une école d’informatique déjà versée dans l’économie sociale et solidaire, avec un directeur très « allant », qui nous avait invité à présenter l’ESS à un moment important de la vie étudiante, et qui recherche l’insertion de l’école dans l’écosystème de la ville, principalement hospitalier, et des étudiants très « associatifs », déjà investis dans la lutte contre la fracture numérique dans nos quartiers via l’association « Formation Aux Particuliers ».

Problème : le mois de l’ESS (novembre), personne n’est disponible à l’EFREI, tout le monde est en stage. C’est donc Alain Lipietz qui présente leurs projets , déjà en cours de réalisation.

Une douzaine d’élèves de quatrième année lancent deux projets. Le premier, « Gérontinov », en liaison avec le département de gérontologie de l’Hopital Paul Brousse et des associations d’aide à domicile du Val de Bièvre, vise à concevoir des dispositifs informatiques au services de ces dernières (genre : semainiers « intelligents » pour ne pas oublier ses médicaments, exercices cognitifs, etc).

Le second est au service du dispositif « Santin’elles » que met au point la ville de Fresnes pour coordonner l’action des différentes personnes qui interviennent chez une personne âgée à domicile.

Une autre équipe de 4e année, toujours en liaison avec la géronto de Paul Brousse, met au point une « chambre d’erreurs virtuelle », c’est à dire une sorte de jeu video de simulation pour entrainer les aides soignants à repérer du premier coup d’œil ce qui cloche dans une chambre d’hôpital. Il sera assez facile ensuite de transposer le logiciel pour entrainer les aides familiaux à domicile.

8. Mom’artre avec L’Horizon

Le réseau Môm’artre, explique son animatrice Julie Rebatet, combine l’accueil des enfants après l’école ou pendant les vacances et les résidences d’artistes. Il y a dejà 7 antennes à Paris, elle aimerait se tourner vers notre ville. Il s’agit, très tôt, d’ouvrir l’esprit des enfants à la culture artistique. Bien sûr, c’est un puissant « vivier » d’animations pour les Activités De Loisir ou les Nouvelles Activités Périscolaires. C’est encore un moyen d’aider à l’indépendance des mères : les antennes sont ouvertes jusqu’à 20 heures !

Nous avons à Villejuif Les toiles d’Edolon, association de vidéastes qui est en train de « cartographier » Villejuif avec les enfants et les ainés. Nos structures ouvertes sont plutôt orientées « spectacle vivant », et le Théâtre Romain Rolland travaille avec les scolaires. Môm’artre est plutôt orienté « arts plastiques ».

Or, justement, se pose le problème du relogement du Chêne, notre « lieu » alternatif d’arts plastiques, qui va devoir déménager, son loft occupé à titre précaire devant être démoli au profit d’un foyer Adoma . Une des idées est de les associer à Môm’art et de leur retrouver un local (en fait il en faudra plusieurs).

C’est de cette coopération, en partenariat avec la Mairie, que Fabien et Isabelle Mouedeb (animateurs de l’association L’Horizon, issue des artistes du Chêne) nous parlent avec enthousiasme.

9. Vers une SCIC « Points communs »

La librairie Points communs, rue Jean-Jaurès, est le principal rendez-vous des amoureux des livres à Villejuif. Mais sa propriétaire prépare déjà la relève. L’idée est d’en faire une coopérative, ou plutôt une SCIC (coopérative de plusieurs groupes de partenaires : libraires, lecteurs, partenaires publics...) Alain Lipietz indique d’ailleurs le précédent de la librairie L’Hirondaine de Firminy, qui vient de déposer ses statuts.

Points communs organise régulièrement les « brunchs littéraires » avec l’(excellent) restaurant d’en face, Le Temps des Délices, qui fait aussi des expos de peinture. Un petit milieu artistique en centre ville ! Il faut préserver ça, tout en cherchant un local plus grand.

Véronique Bagarry, la libraire, Maria Grazzini et Catherine Weber-Seban, qui ont lancé une Association des amis de la Librairie Points communs, nous invitent à une réunion fondatrice (mais c’était dimanche dernier).

La librairie Points Communs participe vendredi prochain à l’initiative « vélos » pour la COP 21, déjà citée, en partenariat avec la Ville et... les Ateliers de L’Avenir à Villjuif, qui invitent le réalisateur du film, tandis que la librairie invite les auteurs du livre. Déjà l’esprit « SCIC » !

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