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4 juin 2013

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8 juin 2013
Alain Lipietz

Visite du Centre-Ville

Le point de vue « vélos-piétons », avec Isabelle Lesens

En petit groupe autour de notre experte, Isabelle Lesens, nous avons visité le centre ville avec une question principale : comment le rendre confortable aux piétons et aux vélos

Visite du Centre-Ville : Le point de vue « vélos-piétons », avec Isabelle Lesens

En petit groupe autour de notre experte, Isabelle Lesens, nous avons visité le centre ville avec une question principale : comment le rendre confortables aux piétons et aux vélos (sans même se poser la question d’une vraie zone piétonnière). Étroites, les rues du centre sont l’objet d’une farouche compétition entre les trottoirs (trop étroits pour se croiser avec des poussettes ou s’arrêter pour lécher les vitrines), le stationnement, la circulation ( vélos, motos, autos et bus !)

Isabelle avait fait un tour de la ville à vélo dans l’après midi, et nous nous sommes retrouvés à 17 h pour faire la tournée du plan ci-dessous, avant la réunion des Ateliers. En fait, nous n’avons pas eu le temps de faire la boucle jusqu’à l’Avenue de la République.

Quelques formules d’Isabelle glanées le long du chemin.

• « Dans les rues, on commence par faciliter la vie de ceux qui font les choses à pieds, de toute façon il faut marcher au moins une demi-heure par jour. On peut faire sans problème les déplacements dans un rayon de 1 ou 2 km. Ensuite, il faut faciliter la vie de ceux qui font les choses en vélo. On peut les faire sans problème dans un rayon de 10 km, et là encore c’est recommandé par les médecins. Ensuite on organise des transports en commun et on peut les faire plus petits si les gens vont en vélo ! Enfin, on facilite la vie de ceux qui ont besoin de la voiture. »

• « Une ville agréable aux piétons devient en général agréable aux cyclistes. Pour voir les problèmes des piétons, visiter la ville avec une nounou. Les nounous arpentent les villes, en promenant un gabarit : leur poussette. »

• « A Villejuif, il y a beaucoup trop de sens uniques pour les vélos, même dans les rues du pavillonnaire : les enfants ne peuvent même pas faire de vélo devant chez eux ! Plus généralement, les sens uniques sont épuisants pour les cyclistes, il faut mettre les rue à double sens pour les cyclistes chaque fois que possible. »

• « Une façon de voir ce qu’il serait utile d’autoriser ou de limiter, c’est d’observer ce que les gens font spontanément même quand ils n’ont pas le droit : les sentiers à travers les pelouses, les rues remontées à contre-sens par les cyclistes. Et ce n’est pas la peine de mettre un panneau « 30 » tant qu’on n’a pas obtenu que les gens roulent spontanément à 30 km/h. »

• « À Villejuif il n’y a pratiquement aucune signalétique pour les piétons et les vélos (« Mairie à 3 minutes par là pour les piétons ») alors qu’on pourrait leur indiquer des itinéraires avantageux pour eux. »

• « Le stationnement, ça se négocie avec les commerces et les riverains. L’intérêt des commerçants, c’est des trottoirs confortables, pour faire du lèche vitrine. Pour élargir les trottoirs, il faut prendre la place sur le stationnement. Est-ce grave ? Si l’on transporte des choses lourdes oui, sinon on peut marcher jusqu’à sa voiture garée à proximité du centre, ou venir en vélo. Il faut faire des enquêtes « sortie des commerces » sur les poids transportés. Monoprix livre à domicile. »


Remarques au long de la promenade.

Sur la carte, les surlignés en orange représentent des parkings existants ou possibles. Dans certains cas il faudra une négociation pour les rendre publics. Les surlignés en jaune sont les stations Autolib. En rose les stationnements vélos actuels.

1. Place des Fusillés.

Difficile d’autoriser la rue Jean-Jaurès en double sens à vélo tant qu’on ne l’a pas un peu désengorgée. Or la priorité dans cette rue, c’est d’élargir les trottoirs ! C’est quand même la rue centrale, on doit pouvoir y faire du lèche vitrine. Mais en tout cas ce carrefour est largement à repenser, le feu tricolore n’est pas forcément la bonne solution.

1a. Un cycliste qui remonte la rue G. Lebigot dans sa partie piétonne (en bas) ne peut pas traverser tout droit pour prendre la rue Guynemer ! Il suffirait pourtant de raboter un peu l’ilot à gauche de Jean Jaurès.

1b. Un cycliste qui remonte la rue jean Jaurès pour aller au Monoprix (ou se garer devant) devait quand même avoir le droit de prendre le parking à contre sens ! Et même de continuer vers la place centrale du bloc HLM. 

1c, 1d. Rue Sevin, rue Roger Morinet : aucune raison de ne pas autoriser le double sens pour les vélos !

2. Le haut de Jean Jaurès : ancienne extrémité du quartier central (cinéma) qui est devenue résidentielle pure (plus l’usage municipal des vieilles maisons). La rue est maintenant trop large, on peut gagner pour les trottoirs.

3. Maxime Gorki - JB Clément - Paul Vaillent-Couturier. Ce carrefour est une vraie entrée de ville. Les piétons qui sortent du métro se sont appropriés la rue Condorcet derrière le garage Ford (3a), on pourrait rendre jolie l’entrée par la rue Jean-Baptiste Clément.

3b Mais attention : le carrefour en Y entre PVC et JB Clément, comme tous les carrefours en Y, est très dangereux pour les vélos. Un automobiliste peut considérer que, quand il prend la branche de droite (JB Clément) il « va tout droit » et du coup il peut couper la route d’un cycliste pour qui, « aller tout droit », c’est suivre la départementale, Paul Vaillant Couturier ! Solution : un petit ilot végétalisé accentuant l’angle du carrefour PVC-JB Clément.

3c. Les chicanes pour ralentir les voitures dans la montée de JB Clément sont pénibles pour les vélos.

4. Rue Saint Roque : très bien, sauf qu’à l’entrée par l’avenue PVC les automobilistes n’admettent pas que c’est à double sens, alors que c’est marqué (4a) ! Un panneau ne suffit pas, il faut l’ambiance, comme dans la « zone rencontre », passée la sente Liebknecht (4b). La chicane anti-motos de la sente, coté Maxime Gorki, est trop brutale pour les vélos.

La sente pourrait être beaucoup plus jolie (4c) si elle n’était pas entièrement goudronnée et cernée de murs. Il faut des trous en pleine terre, avec des roses trémières…

5. De la rue Savin , on mesure le désastre urbanistique du bloc HLM qui occupe presque tout le centre ville ! Qui a pu concevoir ou laisser faire ça ? Accès à la place intérieure interdit aux vélos, et on voit comme elle est moche, alors que c’est « le centre du centre », qui devrait déboucher de façon aérée sur tous les côtés, avec un bel espace public au centre .

De loin en loin au long de la rue Savin on repère des espaces inutilisés qui pourraient être des parkings d’où on irait directement au marché et aux commerces de G. Lebigot. Il n’y a pas de problème technique de parking au centre-ville de Villejuif : c’est un problème de volonté politique.

6. Paul Vaillant Couturier. Les ilots sont conçus pour guider les automobilistes, mais pas les vélos. Il faut qu’ils puissent tourner à gauche, il faut qu’ils puissent se stocker en tête à droite aux feux rouges (6a). Réfléchir à la mise en valeur de l’entrée historique de Paul Brousse (face Colonel Marchand, 6b). La nouvelle rue Jean Moulin : mais pourquoi pas à double sens pour les vélos ?

7. Descente Rue René Hamon. Le vieux bourg : c’était le capital architectural le plus précieux de Villejuif, une fois le Château de Saint Germain détruit, puis la ferme, avec son pigeonnier sur toutes les cartes postales, puis les granges aux magnifiques charpentes de la rue G. Lebigot. La gestion communiste « Villejuif, Ville sinistrée » a refusé d’en voir l’intérêt, la beauté. La nouvelle ligne « Villejuif, au cœur de la métropole » ne les fera pas revivre, mais la moindre perspective, le moindre vieux caillou de ce quartier, doivent être mis en valeur (ce n’est pas une raison pour tolérer l’enfer des pavés du Nord en 7a !)

Les sentes en particulier : organiser leur mise en réseau, matérialiser leurs débouchés sur la rue (7b), et d’abord rouvrir la ravissante Venelle du Vieux Bourg (7c)

On a admis (7d) que vraiment les trottoirs étaient trop étroits, que ne l’a-t-on admis rue Georges Lebigot (7e) ? En revanche, la rue Romain Rolland montre qu’on sait encore aujourd’hui faire de jolies rues. Est-ce parce qu’il y a de la pleine terre végétale entre les trottoirs et les murs ?

8. Sous la galerie haute de l’église, et place de l’Église, on doit pouvoir passer en vélo. Problème : la « vue à zéro » (abaissement du trottoir) permettant de descendre des trottoirs n’existe pas. Un problème très val de marnais… (cf le « boulevard urbain » de la Nationale 7 !)

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