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13 février 2015
Alain Lipietz

Département du Val de Marne contre Parc des Hautes Bruyères

La majorité communiste du Val de Marne continue à nous bombarder de tracts vantant ses réalisations… dont le Parc des Hautes Bruyères. Problème : cette équipe s’acharne contre ce parc depuis plusieurs années !

Ces tracts (encore un ce matin), ces banderoles sur les grilles du parc, seront, nous l’espérons, comptés dans les frais de campagne du PCF. Rappelons que M. Huchon, président PS de la région Ile-de-France, avait été condamné pour avoir fait la publicité de la politique des transports de la Région pendant sa campagne électorale.

Mais passons.
Plus choquant : en réalité, la majorité actuelle PCF-PS du 94 s’acharne depuis plusieurs années sur ce malheureux parc. Par deux fois L’Avenir à Villejuif avait dû donner l’alerte.

Il y a eu l’affaire des animateurs des parcs, qui touchait il est vrai tous les parcs du 94. Leur budget allait être supprimé, leur service démantelé. Or ce service assure la présence humaine pour la protection de ces parcs, et le budget des animateurs (qui organisent par exemple la Fête de la nature dans le Parc des Hautes Bruyères) subventionne de ce fait les associations villejuifoises qui participent à l’animation, en particulier… les associations du quartier des Hautes Bruyères ! Nous sommes intervenus par courrier, avons lancé une pétition, et les élus Verts au Conseil du département ont réussi à rétablir ce budget.

Mais surtout, nous avons lancé l’alerte sur le grignotage du Parc départemental de Hautes Bruyères. Dominé par l’institut du cancer Gustave Roussy, ce parc isole Villejuif au vent des 12 à 14 voies de l’autoroute du sud. Sous le double prétexte de l’arrivée du métro Grand Paris Express à Gustave Roussy et de l’éclosion d’un campus scientifico-industriel autour de cet hôpital (sans doute justifiés), une immense opération immobilière, « Campus grand parc », a été confiée, sous forme de ZAC de la Communauté d’Agglomération du Val de Bièvre, à un redoutable aménageur, la Sadev, contrôlée par les élus communistes. Campus grand parc devait urbaniser :
- un terrain de golf à l’abandon entre le parc et l’autoroute,
- la dernière terre horticole de Villejuif, le « Terrain des Maraichers »,
- et même tout le nord-ouest du parc : le double de ce que la Société du grand Paris réclamait pour sa station de métro, en fait l’espace qui était prévu pour le poney-club.

Dans ce projet, le parc n’aurait eu plus grand chose à voir avec ce qu’avaient prévu ses paysagistes.

Et c’est pourtant ce nord-ouest du Parc que son propriétaire, le Conseil départemental du 94, cédait à la Sadev, le sacrifiant à des opérations immobilières : « une résidence pieds dans le Parc » ! Avec bien sûr la complicité de l’ancienne équipe PCF-PS –Parti de gauche de Mme Cordillot, qui faisait voter fin 2013 un Plan Local d’Urbanisme calqué sur les exigences de la Sadev, urbanisant (zone AU) le terrain des Maraichers, la Redoute et la pariie du Parc entre celle ci et la parcelle accordée à la Société du Grand Paris :

Dès 2013, les habitants de Villejuif, mobilisés par l’Avenir à Villejuif, entamèrent une longue bataille en profitant de cinq enquêtes publiques concernant le projet (voyez par exemple ici notre réponse au Schéma régional de cohérence écologique), grappillant des « réserves des commissaires enquêteurs ». Ils obtinrent même le classement du parc départemental comme « Parc d’intérêt régional » au niveau du Schéma directeur régional Ile-de-France. Enfin, L’Avenir à Villejuif s’engagea dans la bataille municipale avec pour objectif incontournable de sauver le Parc et le Terrain des Maraichers. Et la vaste coalition de second tour à laquelle nous avons participé, L’Union Citoyenne, l’emporta.

Hélas ! La Sadev avait bien verrouillé ses projets, et les menaces d’indemnités de dédits étaient déjà fort couteuses. La nouvelle municipalité a dû transiger.

Le 9 décembre dernier, en présence du président de région, était présenté la maquette du compromis, devenu « Opération d’intérêt national » par la volonté de Manuel Valls.
-  Le nombre de logement à construire est réduit de 4200 à 2900, plus aucun logement ne sera construit le long de l’Autoroute, dans le bruit et les vapeurs de diesel.
-  Malheureusement le quart nord-ouest du Parc reste sacrifié, ainsi que la moitié du Terrains des Maraichers.
-  En compensation le parc s’étendra sur l’autre moitié des Maraichers et sur des friches boisées à l’extrême sud.

Voici la maquette qui nous a été présentée :

Et la voici, reportée sur une photo aérienne :

Légende de la photo aérienne :
Outre le terrain de Golf, le projet actuel cède la partie A du Parc pour la station de métro Grand paris Express et la partie B pour une opération immobilière. En compensation, la partie C de l’exploitation horticole serait annexée au parc ainsi que la friche D. (Les petits carreaux entre C et D et au cœur de D sont les jardins familiaux de l’Épi d’Or et des Castors

Pour les écologistes de Villejuif, c’est une demi – victoire, qui a elle seule justifierait le choix de s’engager dans l’Union citoyenne. Elle a un avantage essentiel : consolider une barrière boisée, mais accessible aux promeneurs tout le long de l’autoroute, protégeant la ville de la pollution par le diesel cancérigène, tout en réalisant le corridor de biodiversité prévu sur les cartes mais que l’ancien projet aurait brisé. Globalement, c’est quand même une perte importante d »espaces verts en pleine terre, en petite ceinture de la mégapole. Et il faut renoncer à la ferme modèle. Le compte n’y est pas !

Alors un nouveau compromis s’esquisse : compenser cette perte par l’ouverture d’un autre espace vert, lui-même laissé en friche et fermé au public depuis des dizaines d’années : la réserve foncière pour le doublement (abandonné) du lycée Darius Milhaud.

Dores et déjà, la nouvelle municipalité a fait ouvrir ce terrain à la « tonte écologique » réalisée par les chevaux et les chèvres de l’association « Au pas lent des chevaux ». On peut faire mieux : un nouveau parc, avec ferme-école et poney-club, chaînon manquant de la coulée verte censée s’étendre de la vallée de la Bièvre au Parc des Lilas (sur le plateau de Vitry).

Et si le département disparaît au 1er janvier 2016, comme le prévoit la loi ? Transférons le Parc à la Région, qui, elle au moins, a su reconnaître son caractère « d’intérêt régional » !

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Commentaires

10 Messages

  • Villejuifois Indigné 14 février 2015
    20:36

    Bonsoir Monsieur Lipietz,

    Beaucoup d’allégations dans votre article, prouvant la méconnaissance que vous avez de la ville de Villejuif.

    Primo, il n’y a jamais eu de projet de Golf sur le Projet Cancer Campus ! Je ne sais pas où vous avez trouver un tel projet !!
    Deuxio, AU PAS LENT DES CHEVAUX n’est certainement pas une association !!! Mais une belle SARL au capital de 52 000€ , dont l’activité NAF est la location et la location-bail (avec un important parc immobilier dont dispose les descendants de cette grande famille, propriétaire terrestre ! SIC !) Il suffit de regarder sur le site internet de votre "association" :

    Au Pas Lent des Chevaux SARL - RCS Creteil B 539 304 642 - 12 bis rue Jean Jaurès 94 800 Villejuif

    Quand a votre anti-communisme primaire, il faudrait aussi dire que vous avez été exclu, puis suspendu, pour finalement rester un électron libre, ingérable, dans l’organisation qui vous accepte encore un peu... Il suffit de voir votre "excellent" parcours, sur votre wikipédia ..

    Je ne sais pas ce que vous mettez dans votre pipe, mais ça doit être de la bonne. Par contre, vérifiez correctement les informations que vous écrivez dans vos diatribes, surtout quand elles sont inexactes, partisanes et loin d’être objectives !!

    CQFD !

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    • Alain Lipietz 14 février 2015
      21:38

      Bonjour Courageux Anonyme
      Je ne sais pas ce que vous buvez , mais, si vous êtes à jeun, profitez en pour apprendre à lire.
      "Un terrain de golf à l’abandon entre le parc et l’autoroute" devient sous votre clavier "projet de Golf sur le Projet Cancer Campus". Projet "Cancer Campus" (association qui compte aussi certaines SARL, mais aussi des EPIC etc) que vous confondez avec la ZAC Campus Grand Parc. Et ainsi de suite.

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    • Mulfin 14 mars 2015
      19:35

      Cher Monsieur ,
      Je tiens a vous préciser que la SOCIETE en question "au pas lent des cheveux " est une entreprise solidaire et que cette société loue le terrain que vous citez au Syndicat Intercommunal et en aucun cas ne s’est vu confier la tonte du terrain. En somme, la société entretient ce terrain pour le bien être des animaux.

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  • Villejuifois 20 février 2015
    21:41

    J’aimerais dire que cet article se contente de tirer la couverture à vous...
    Lorsque vous prétendez que le Parc est reconnu d’intérêt régional grâce à vous, c’est oublier un peu vite le courrier de Claudine Cordillot, Maire de Villejuif, qui demandait exactement la même chose à la Région, tandis que le SDRIF n’en était qu’un document de travail...

    Enfin bon, tirer la couverture à soi, c’est banal chez les politiciens. Pas de quoi fouetter un chat.

    Ce qui est plus gênant, c’est quand vous écrivez des choses totalement fausses, sur le programme de logements de Campus Grand Parc.

    Que disaient les horribles bétonneurs de l’ancienne majorité ? 1720 logements sur Campus Grand Parc.
    Vous devriez le savoir : c’est dans le Contrat de Développement Territorial que vous avez abondamment commenté.

    En passant à 2900 logements, votre majorité, dont la première adjointe en charge de l’urbanisme, augmente le nombre de logements de +69% !

    Il y aurait plein d’arguments possibles et entendables (liste non-exhaustive) :
    - "c’est pas notre faute, c’est l’Etat / la CAVB / la SADEV qui exige ça"
    - "On peut pas faire autrement, c’est la vente de logements qui rapportera l’argent pour construire la gare, l’école etc. dans la ZAC"
    - "il faut construire beaucoup de logements en Ile de France. Nous avons un maire bâtisseur, qui est membre du club des maires reconstructeurs".

    Vous n’avez choisi aucun de ces arguments possibles et entendables. Pourquoi préférez vous le mensonge ?

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    • Alain Lipietz 21 février 2015
      23:12

      Bonjour M. le Villejuifois,

      Merci pour votre vigilance ! Quoique ce site vise essentiellement à rendre compte de notre action et de nos propositions, nous n’hésitons pas à publier les messages critiques, quand ils ne sont pas simplement injurieux mais appellent à préciser certains points. C’est le cas du vôtre.

      Passons sur les modifications de dernières minutes du Schéma Directeur Ile de France, qui ont permis de faire inscrire le parc des Hautes Bruyères comme « parc d’intérêt régional », symbolisé par une « grande marguerite » sur le Sdrif. Le fait est (vous pouvez aller fouiller les archives) qu’il s’agit d’un amendement du groupe EELV au conseil régional, à la demande des Verts de Villejuif, non soutenu par les groupes socialiste, communiste et parti de gauche, mais repris par l’exécutif régional.

      Que Mme Cordillot ait « volé au secours de la victoire » et appuyé par une lettre la demande des Verts, qui en avait fait un point dur dans la négociation du Sdrif, c’est possible : c’était de sa part une tactique constante. Depuis 2011 et la publication des premières cartes de la ZAC Campus Grand Parc, le même scénario s’était reproduit : pour diminuer les expropriations de la rue Camille Desmoulins (nord de la ZAC), puis pour éviter le saccage du tiers des Jardins de l’Epi d’Or. Les Verts relayaient les protestations et pétitions de la population, ils obtenaient un compromis avec la CAVB (la communauté du Val de Bièvre, maitre d’ouvrage de la ZAC) et son aménageur, la Sadev (compromis négocié par le maire EELV d’Arcueil, référent pour la ZAC à la Communauté du Val de Bièvre). Et Mme Cordillot, qui aurait pu s’en mêler un ou deux ans plus tôt, envoyait une lettre. Comme vous dites, pas de quoi fouetter un chat.

      Mais c’est désormais cette « grande marguerite » qui oblige légalement à « étendre » le parc des Hautes Bruyères, et à plus forte raison interdit de diminuer sa surface. Cette marguerite oblige donc maintenant la CAVB et la Sadev à chercher, avec nous, des « compensations » pour les morceaux du parc qu’elle vend aux promoteurs.

      Or c’est là le sujet de ce billet. Nous reprochons aux communistes, qui tenaient à la fois le département du Val de Marne, son aménageur la Sadev 94, et la municipalité de Villejuif, d’avoir sacrifié le Parc aux exigences de la Sadev (présidée par Laurent Garnier, élu communiste sortant du canton de Villejuif).

      Ici, nul besoin de chercher dans les archives ! Le Plan Local d’Urbanisme, adopté au forcing par l’équipe Cordillot PCF-PS-MRC-FdG en décembre 2013, qui reste en vigueur et que notre nouvelle majorité a justement mis en révision, est toujours sur le site de la mairie. Vous y trouvez facilement la preuve de ce que nous avançons, dans le Rapport de présentation :
      -  L’urbanisation de la bande entre la Redoute et l’autoroute, comprenant le terrain de golf abandonné : la zone UAa page 25.
      -  L’abandon de la zone nord du Parc (propriété du Conseil général 94) à la Société du Grand Paris pour y construire non seulement une sortie de métro mais toute une zone d’activité économique : la Zone UE page 34.
      -  L’abandon du nord ouest du parc, entre cette UE et la Redoute, pour un promoteur qui y construira une résidence « pieds dans le Parc », et de tout le Terrain des Maraichers : zone AU page 35 (d’ailleurs je vous la remets dans l’article.)

      C’est à partir de cette situation extrêmement dégradée que nous - c’est à dire Natalie Gandais, adjointe à l’urbanisme, avec l’appui technique du service de l’aménagement et de l’urbanisme de Villejuif, et par la voix du Maire (puisque la majorité PCF-PS du Val de Bièvre a refusé que l’adjointe à l’urbanisme de Villejuif soit l’élue déléguée par la CAVB à Campus Grand Parc…) - nous avons commencé en mai 2014 à renégocier avec la CAVB et la Sadev. Comme il est dit dans l’article, nous n’avons pu sauver que la moitié du terrain des Maraichers, tout en rappelant que la « grande marguerite » obligeait à trouver des compensations à la destruction du nord-ouest du parc.

      Dans cette renégociation, nous nous sommes évidemment appuyés, dès le début, sur le CDT qui ne prévoyait que 1720 logements sur la ZAC Campus Grand Parc ! Il est d’ailleurs amusant que vous ressortiez cet argument, car dans tous les débats publics du trimestre dernier sur la révision du PLU, les anciens de l’équipe Cordillot (voyez ici M. Girard, là M. Arrouche) ne manquaient pas de rappeler que nous étions « contraints » par le CDT, sans jamais se souvenir que le CDT ne prévoyait que 1720 logements !

      Hélas… Depuis longtemps la Sadev n’en était plus là. Comme elle l’affichait et l’affiche toujours sur son site, elle prévoyait habilement « plus » de 1700 logements (y compris les logements spécifiques, c’est à dire les EPHAD, chambres pour étudiants et studios pour chercheurs de passage) et… « de 200 à 250 000 mètres carrés de logements ». Ces chiffres étaient réaffirmés en mai 2014 lors du premier comité de pilotage sur la ZAC auquel nous avons participé.

      Faites le calcul : à 60 m2 en moyenne par logement, la fourchette supérieure donne bien 4200 logements, ce qui est cohérent avec la publicité (reprise par Mme Cordillot) d’un « nouveau quartier de 10 000 habitants ». Quartier pour lequel elle ne prévoyait pas d’école primaire…
      Vous pouvez faire aussi le calcul inverse : 1720 logements sur 250 000 m2, cela aurait voulu dire des logements de 145 m2 en moyenne, soit en moyenne des 7-8 pièces ! Encore le 18 février 2013, Mme Cordillot nous vendait sans sourciller l’absurdité « 1700 logements, 10 000 habitants », soit 6 personnes en moyenne par ménage (Papa, Maman, 4 enfants : la nouvelle norme ?), alors qu’un quart de ces logements seraient « spécifiques », pour une seule personne !

      Comment en est-on arrivé là ? Le CDT était basé sur un plan de 2011 qui prévoyait bien une importante urbanisation, mais en majorité dédiée à l’activité économique. Zones économiques que la Sadev, mise en concurrence avec Saclay, ne parvenait pas à remplir. Sur la moitié sud-ouest du terrain des Maraichers, la Sadev spéculait sur la venue d’une « Ecole inter-universitaire de santé » (dite « Fac de pharmacie »), dont il n’a jamais été question à cet endroit. Dans le lien vers le CDT que vous citez, vous trouvez pourtant ces anciens projets (datant de 2011-2012) dans la « Fiche action n°1 » (la fac, c’est l’espèce de 8 rouge sur le terrain des Maraichers).

      On peut imaginer que la Sadev ait voulu compenser en remplaçant des secteurs voués à l’activité par des logements supplémentaires, aggravant le déséquilibre emplois-logements de Villejuif et du Val de Bièvre. Cette fiche-action est périmée (non validée par l’enquête publique), mais le nombre de 1720 est resté dans l’annexe du CDT. Des témoins de l’époque assurent qu’en plus il y a eu une certaine confusion, le même nombre étant indiqué pour la production annuelle de logements sur l’ensemble du CDT.

      Bref. Ces 4200 logements (ou même 3500), ces 10 000 habitants, auraient fait peser une charge insoutenable en équipements publics nouveaux pour Villejuif et la CAVB. Nous avons refusé tout net et proposé des scenarios alternatifs.

      Le compromis actuel s’est fait sur 2900 logements, répartis entre logements familiaux privés (70 m2 en moyenne) jusqu’aux logements EPHAD, étudiants, stagiaires (25 m2 en moyenne), soit 57 m2 en moyenne. En outre, la ZAC devrait prendre à sa charge un groupe scolaire supplémentaire. Enfin, nous rééquilibrons la ZAC en nous lançant à la recherche de nouveaux projets tertiaires, et nous avons bon espoir de faire revenir la fac de médecine dans la Redoute (difficile à aménager en logements), à proximité de l’IGR.

      Cher Villejuifois, si vous trouvez que 2900 logements c’est encore trop, vous aurez bientôt l’occasion de le manifester, à l’occasion de l’enquête publique sur la ZAC !

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  • Observateur...dubitatif 2 mars 2015
    19:27

    Dites moi Mr Lipietz, vous pour qui l’avenir du parc des Hautes-Bruyères ne semble avoir aucun secret, que savez-vous et que pouvez-vous révéler sur ce bruit qui courre en ville :
    pour compenser l’abandon de l’urbanisation du terrain des Maraîchers, et puisqu’une ZAC doit bien être financièrement équilibrée , un projet de construction de logements serait à l’étude sur la rue Edouard Vaillant, à gauche vers l’IGR et donc sur le parc.

    Je ne peux pas croire que l’ultime défenseur du parc que vous dites être n’ait pas entendu parler de cette rumeur.
    Soit vous l’ignorez et dans ce cas il vous faut prêter l’oreille à ce qui se dit en ville, soit, comme j’aurais plutôt tendance à le croire, vous êtes un peu gêné aux entournures pour vous exprimer sur le sujet.
    Il y aurait une autre possibilité : que le Maire soit en train de vous faire un enfant dans le dos, mais ce serait inconcevable dans une majorité aussi…unie !
    Alors… ???

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    • Alain Lipietz 3 mars 2015
      11:58

      Ah non, cette rumeur-là, je ne l’avais pas entendue, parmi les mille et une que font circuler les esprits bien intentionnés ! Je ne vais sans doute pas assez dans les cafés.
      Vous voulez dire que le Conseil général, actuellement contrôlé par le PCF, et propriétaire foncier du Parc, aurait, dans notre dos, et dans le dos de Daniel Breuiller, maire d’Arcueil (EELV) et vice-président du Val de Bièvre en charge de Campus Grand Parc, cédé une nouvelle parcelle du parc à son aménageur, la Sadev, contrôlée par le PCF comme l’était la Sidéco, pour y réaliser une deuxième juteuse opération immobilière, une seconde résidence "pieds dans le parc", comme sur la zone B de ce billet ?
      Bon, de sa part on peut en effet tout craindre, tant il a besoin d’argent, ses sources de financement se tarissant les unes après les autres. Mais non, cette rumeur-là, je n’en ai pas entendu parler.

      Vous remarquerez que le projet que colporte cette rumeur, et qui achèverait ce qui reste du parc, ne figure pas sur la maquette présentée par la Sadev à M. Huchon en décembre. Voyez la première photo : la rue Edouard Vaillant se remarque, c’est le trait horizontal à droite des maquettes d’immeubles bleues de la zone B marquée « Perdue ». Ne confondriez vous pas avec l’autre coté de la rue Édouard Vaillant, d’où effectivement Orange va déménager et céder le terrain à la Sadev, comme on le voit sur la maquette ?

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  • Alain Lipietz 3 mars 2015
    23:13

    La réouverture du site des Verts à Villejuif permet de restituer au public certaines archives de la longue guérilla pour « humaniser » et écologiser le projet Campus Grand Parc. Vous retrouverez ainsi :

    -  La première annonce du projet Cancer Campus en janvier 2011, avec déjà « 10 000 habitants » (soit environ 4000 logements). On remarque le ton du responsable du groupe vert à l’époque, François Labat : favorable surtout au projet d’affirmer nos hôpitaux comme une chance pour la ville.

    - Pendant les élections cantonales de 2011, une toute première escarmouche est engagée pour sauver le maximum de pavillons rue Camille Desmoulins. Malheureusement elle était exclusivement relatée sur le site de campagne de notre candidat de 2011, François Labat, qui était très critique envers les empiètements de la ZAC Cancer Campus sur le Parc des Hautes Bruyères. Or François a depuis 2011 abandonné toute relation avec le groupe vert de Villejuif. Il ne s’est re-manifesté qu’en mars 2014 en lançant un tract « EELV Rouge et Noir » soutenant les projets de Mme Cordillot. Son site de l’époque où il était vert n’est plus accessible.

    -  Octobre 2011 : Les Verts lancent une campagne pour trouver un autre nom à la ZAC Cancer Campus

    - Mai-juin 2011 : La bataille (gagnée) pour la protection des jardins familiaux de l’Épi d’Or. Le premier plan de la Sadev indiquait en effet la destruction du tiers de ces jardins au profit de la construction de la « fac de pharmacie ». La bataille est racontée de manière plus détaillée ici.

    - Octobre 2012 : Le débat en Conseil régional. La première version du Schéma directeur de l’Ile de France (Sdrif) pose sur le parc une « pastille rouge » : zone à urbaniser. Nous demandons aux écologistes du Conseil régional de le faire reconnaître comme « parc d’intérêt régional". Cette bataille sera gagnée, malgré les pressions du PCF villejuifois sur le Conseil régional . Le 24 octobre une « grande margueritte verte », symbole des espaces verts d’intérêt régional ( qui doivent être « étendus »), est posée sur le parc. Mais sur le Sdrif soumis à l’enquête publique en mai 2013 la pastille rouge et la marguerite verte se superposent ! Rien n’est acquis.

    -  « L’alerte rouge » (novembre 2012) : on découvre sur de nouveaux plans de la Sadev que si l’Epi d’Or est épargné, le Terrain des Maraichers et le Nord-Oust du parc sont entièrement urbanisés. En outre, une route nouvelle traverse tout le parc dans le sens de la longueur.

    - Décembre 2012 : début de la lutte pour le maintien du service d’animation des parc du Val de Marne, que le Département veut supprimer. Vœu de nos élus au conseil municipal. Les conseillers généraux (départementaux) EELV nous appuient et emporteront la décision.

    -  Un compromis s’esquisse en février 2013, celui qui se réalise aujourd’hui : l’échange du nord-ouest du parc contre le « sauvetage" du sud-ouest du Terrain des Maraichers, à gauche de la nouvelle route, de l’Épi d’Or à l’entrée sud du Parc. En outre, le prolongement de cette nouvelle route à travers tout le parc est abandonné.

    -  Mars 2013 : autre succès, le budget « Animation » des parcs est rétabli.

    -  Juin 2013 : le projet de PLU de Mme Cordillot entérine les pires projets de la Sadev : urbanisation et du Nord-Ouest du parc, et de la totalité du Terrain des Maraichers (zones AU). Le compromis qui s’esquissait en février est donc répudié. Les succès remportés lors des enquêtes publiques seront eux aussi piétinés.

    Ce PLU sera adopté en force en décembre 2013, par la majorité (Front de Gauche – PS – MRC) de Villejuif. Désormais, seule la chute de l’équipe Cordillot peut encore sauver la « coulée verte » à l’Ouest de Villejuif. Vous connaissez la suite.

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  • Dubey 13 novembre
    12:47

    Bonjour,
    Nous sommes étudiants en master à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et dans le cadre d’un enseignement que nous suivons - Processus multi-acteurs. Nous devons présenter un projet en lien avec des différents acteurs. Nous avons décidé de nous orienter vers un projet d’urbanisme de Grand Paris à Villejuif et ses contreverses. Dans ce cadre, nous souhaiterions de parler avec vous et de savoir votre avis plus détaillé sur ce grand projet.

    .Serait-il possible de vous rencontrer très prochainement afin de discuter avec vous ?

    Cordialement,

    Nupur Dubey

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