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28 mai 2014

Économie sociale et solidaire : les projets pullulent

Il ne suffit pas de démentir les rumeurs lancées par les « revanchards » (genre : « ils » vont raser Lamartine), il faut expliquer ce qu’on fait, pour susciter le débat ! Alors, quelques infos sur notre travail dans un domaine qui nous tient à cœur : l’économie sociale et solidaire

1. Épicerie et restaurant solidaires aux Hautes-Bruyères.

Nous avons pu nous faire ouvrir un local inutilisé depuis des années, au rez-de-chaussée, rue de Verdun à coté de la boulangerie. Il est immense, avec derrière un jardin longeant la crèche.

Les chargées de développement social (elles appellent ça « autonomisation de la communauté de territoire ») le guignaient pour en faire un « restaurant d’insertion » (c’est à dire : faisant en même temps de la formation pour les chômeurs). C’est tellement grand qu’on pense y faire aussi une épicerie sociale (vendant à très bas prix, au lieu de distribuer comme aux Restaus du Cœur – qui sont très bien aussi !)

2. Crèche parentale à l’ex-gendarmerie.

L’insuffisance criante de crèches est un gros problème pour les jeunes parents de Villejuif, comme l’absence de logement adapté pour nos ainés vieillissant, mais aussi pour les handicapés, pour les situations d’urgence.... Afin de répondre très rapidement à ces besoins d’intérêt général social, nous suggérions dans notre campagne : crèches parentales, maisons des aides maternelles (MAM’s) et immeubles intergénérationnels.

Ça avance, avec le mouvement associatif. Une première réunion de parents volontaires a eu lieu, les bambins avaient envahi la salle du bureau municipal…

Où mettre ça ? Eh bien dans l’ex-gendarmerie (angle de la rue de la Commune et Maxime Gorki). Un bon bâtiment avec dix beaux appartements et de grandes salles communes au rez-de-chaussée. L’équipe sortante l’avait achetée 2,1 millions au Conseil général, qui lui aussi avait pourtant un projet social : le convertir en foyer d’hébergement d’urgence. Mais l’équipe de Mme Cordillot avait au dernier moment signé un « bail emphytéotique » l’abandonnant pour une bouchée de pain (et un tract de propagande) à une association cultuelle pour le raser et y construire une seconde mosquée (après la mosquée Rachad, rue Youri Gagarine). Nous allons renégocier cet accord avec les musulmans, pour leur proposer une autre implantation, qu’ils pourront acheter en pleine propriété.

3. Régies de quartier

Rétablir puis maintenir la propreté et la qualité de vie dans des cités de logement social comme Lamartine, ce peut être le travail d’une association regroupant les habitants eux-mêmes. Cela s’appelle une régie de quartier.

Jeanine Rollin-Coutant, ancienne présidente de Villejuif Autrement, est intéressée par le montage d’une régie sur Beau – Soleil et peut-être Lozaits Nord.

Pour ce projet comme pour les précédents, Monique Lambert (maire adjointe à l’économie sociale et solidaire) et Alain Lipietz (vice président au Val de Bièvre en charge du même sujet) sont déjà en recherche de subventions.

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Commentaires

3 Messages

  • Jean RIDEL 28 mai 2014
    17:33

    Pourquoi ne pas ajouter à la régie de Quartier une « Buanderie collective » rencontré en Amérique du Nord, en Suisse et en Autriche, il pourrait être tentant de faire une opération pilote de ce type sous le contrôle d’un conseil d’escalier ou d’une régie de quartier..

    Pourquoi ce qui marche dans l’habitat collectif dans les pays froids ne pourrait pas fonctionner en France dans les logements sociaux ? Quelques expériences ont déjà été tentées en France dans des opérations de promotion communautaire mais pas encore dans des logements sociaux.

    Pourquoi cette démarche fonctionne dans trois pays de référence, Canada Autriche et Suisse ? Peut-être parce que c’est des pays froid et avec des immeubles de grande hauteur. Ces contraintes créent sur la structure du bâtiment d’énorme problème en cas de gel et dégel surtout en cas de fuite.
    FRANCE
    ASSURANCES
    Les fuites d’eau sont actuellement 90 % des problèmes gérées par les compagnies d’assurance en France au titre de la responsabilité du gestionnaire d’immeuble. Ces dégâts sont traités par les conventions CIDRE.
    BUANDERIE
    L’installation des machines à laver dans les appartements est un vrai problème.
    Les appartements sont conçus avec une cuisine et une salle de bain.
    Bien que les surfaces de ces deux pièces n’aient eu de cesse de croître depuis 50 ans, le besoin de place pour de nouveaux équipements dans la cuisine a rendu la présence du lave linge dans la cuisine de plus en plus difficile, il est certaine fois exilé dans la salle de bain dans le périmètre d’un mètre autour de la baignoire au mépris de toutes les règles de sécurité. De plus l’absence de surface de séchage dédiée suffisante amène à des installations de fortune pour sécher le linge. Plus la famille est nombreuse et plus les problèmes se multiplient.
    MACHINE à LAVER INDIVIDUELLE
    La qualité des machines à laver sur le marché actuellement, laisse de plus en plus à désirer surtout pour les familles nombreuses. En effet les fabricants avec un art extraordinaire ont conçu des machines à laver bon marché. Celles-ci sont conçues pour fonctionner une fois par jour pour une famille de 4 personnes pendant 5 ans. Néanmoins si vous dépassez ces critères si vous avec 7 personnes et que vous décidez de faire votre lessive le week-end, la machine rend l’âme en 18 mois. Le budget des familles nombreuses ont bien du mal à accepter ce genre de dépense imprévisible.
    UNE SOLUTION à EXPERIMENTER LA BUANDERIE COLLECTIVE.
    Méthodologie.
    A / Faire faire un « référencement »de toutes les solutions de buanderie collective et des pratiques existantes en France et dans des pays francophone (Québec, Suisse) »
    B/ Trouver un bailleur social motivé par l’expérience à Villejuif.
    C/ Optimiser le coût de fonctionnement de l’équipement. Pour fonctionner une machine à laver professionnelle de type laverie a besoin d’eau, d’électricité et d’énergie pour chauffer l’eau.
    · En ce qui concerne l’eau, plutôt que d’utiliser l’eau de ville dans chaque appartement, l’entité cage d’escalier pourrait récupérer l’eau de pluie collectée sur les réseaux d’eau pluviale. Il faut pour cela créer une réserve d’eau de pluie pour les machines.
    · L’eau d’une machine à laver à besoin d’être chauffée, l’eau de pluie se trouve à environ 15-16 degré il faut la chauffer au minimum à 30 degrés, dans le cadre du chauffage par géothermie c’est la plage de température ou les usages sont les plus difficiles. Les machines professionnelles possèdent une arrivée d’eau froide et d’eau chaude de série. Il faut donc installer cette buanderie dans un immeuble chauffé par géothermie.
    · L’électricité utilisée par une machine de buanderie collective devrait en théorie ne servir qu’à actionner les pompes ou presque
    E/Les frais de fonctionnement, il existe trois fonctionnement possible pour bénéficier du service buanderie.
    · Il fait partie des charges générales de l’immeuble.
    · La machine est dotée d’un monnayeur.
    · Le coût de la buanderie est individualisé par locataire (cartes).
    F / Pour faire le choix de la solution de financement et que la démarche présente un caractère participatif il faut qu’un conseil d’escalier motivé soit élu et participe aux différents choix avec le bailleur et les services de la ville.
    G / Au service de buanderie collective, il peut être adjoint un service de bibliothèque collective gratuite, au lieu de jeter les livres il est possible de les déposer et de prendre ceux dont on a envie.
    H / La Buanderie collective peut être un lieu d’échange pour les petites annonces de ventes de mobilier ou de ressourcerie interne à l’immeuble.
    I / La Buanderie pourrait aussi servir de lieu d’Etude surveillée pour faire ses devoirs après l’école sous la responsabilité du conseil d’escalier.

    Conclusion.
    Les bailleurs sociaux pourraient y trouver un moyen à terme de réduire la charge d’assurances pesant sur les locataires. Une diminution substantielle des frais liés aux dégâts des eaux, une sécurité électrique accrue, une cause d’humidité récurrente évacuée hors des appartements. La nomination d’un conseil d’escalier force de proposition.
    Les locataires y trouveront une économie sur leur charge d’eau et d’électricité. Un moindre investissement dans la machine à laver. Un lieu de convivialité qu’il faudra apprendre à gérer en commun, gestion de planning etc. Un moyen de soulager les familles nombreuses de l’angoisse de la machine à laver en panne. Une plus grande convivialité et un lieu pour organiser la fête des voisins.

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    • jeanine ROLLIN-(COUTANT 29 mai 2014
      04:15

      Depuis plusieurs années Villejuif Autrement travaille sur le projet d’une Régie de Quartier qui pourrait s’implanter dans le quartier des Lozaits . Quelques communes dont Limeil Brevanne ont réussi ce pari. Il faut en effet trouver les partenaires (bailleurs sociaux principalement mais pas que...) C’est un plus pour les populations en grandes difficultés. Je m’y associe pleinement.

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    • Alain Lipietz 1er juin 2014
      17:48

      C’est une excellente proposition ! elle se heurte toutefois à la culture française, où la propriété de la machine à laver est si "symbolique" que l’INSEE considère (en ce monde où l’on se marie ou se pacse bien longtemps après le début de la cohabitation, après le premier enfant) que le ménage est formé… quand il achète sa machine à laver !
      Mais on va le proposer aux futurs promoteurs sociaux ou non.

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